Casamance, poumons vert du Sénégal !

Nous sommes mi-juillet 2018, après plusieurs semaines de préparation et de logistique je m’en vais pour la première fois en mission en tant que droniste/caméraman pour d’une part filmer et d’autre part aider aux études de terrain tout cela ….  Au Sénégal ! Départ pour Paris en direction de Dakar.

Nous arrivons sur la capitale le soir, direction un hotel de la capitale, le lendemain direction de nouveau l’aéroport, nous prenons un avion pour Ziguinchor, le chef-lieu de la région Casamance, au sud du Sénégal. Le Sud est radicalement différent des paysages du Nord, nous passions d’une zone aride, presque désertique à une région presque tropicale avec de belles forêts et tout cela en saison des pluies, le dépaysement entre le Nord et le Sud est total.

Nous resterons que 10 jours au Sénégal, tous les jours une sortie terrain est prévu, l’objectif, récolter de l’eau du Fleuve Casamance a différents endroits. Cette eau sera ensuite analysée et permettra – grâce à l’ADN présent dans l’eau – de connaitre les espèces qui peuplent ce fleuve, tout cela sans capturer ni même voir les poissons et autre mammifère marins souvent très discret et indétectable.
Mais concrètement comment faisons-nous ? Le protocole est assez simple mais le risque majeur est la contamination via l’ADN présent partout autour de nous, nous devons donc travailler en condition quasiment stérile dans un bateau, au milieu d’un fleuve en Afrique, pas évident mais pas impossible.

Tous les jours nous allons sur le Casamance, dans une zone prévue préalablement sur google map. Arriver sur site, direction le fleuve, au milieu si possible avec un minimum de courant pour filtrer un maximum d’eau. Pour cela nous utilisons une perceuse qui sert de pompe, un tuyau et un filtre ou est recueilli l’ADN qui sera ensuite analysé en laboratoire. Pour avoir une version imagez, je vous invite à regarder la vidéo en bas de cette page.

Durant ces heures sur le fleuve nous avons eu l’occasion de naviguer avec un groupe de dauphins, les oiseaux sont aussi très nombreux et diverses, cigognes, jabirus, pélicans, limicoles diverses ce n’est pas ça qui manque !

Le soir, toujours motivé, nous faisons des sorties nocturnes, malheureusement nous sommes à la frontière entre foret et ville, la faune n’est donc pas très présente. Il y a quand même quelques animaux sympas comme crocodile du Nil (le fameux), des caméléons et quelques grenouilles. En 10 jours seulement un serpent et un varan mais ce n’était pas l’objectif de notre mission.

Mon premier voyage sur le continent fut cours mais intense, où j’ai pu découvrir la culture africaine, les sénégalais, leur habitude, leurs vies, leurs nourritures et comme toujours c’est loin d’être déplaisant. Pour l’anecdotes nous étions logés sur l’ex ministre de l’environnement sénégalais classé parmi les 100 hommes les plus influents du monde (et oui, ça ne rigole pas !). Qui fut d’une gentillesse et d’une sagesse que j’ai rarement vue, j’ai aussi rarement ri devant ces histoires qu’il a vécu au court de sa vie bien remplit.

Bref, ce séjour au Sénégal est mon premier par sur ce continent mais pas le dernier ça c’est sûr, j’espère avoir l’occasion de faire un trip herpeto/naturaliste d’ici quelques années au Maroc, Ouganda ou même en Afrique du Sud.

A très vite pour la suite des aventures… en Guyane !!

Love 😉

Sénégal : Le reportage