Panama 2017

Retour en Amérique Centrale !

Panama le retour ! J’ai pour règle de ne pas retourner dans un pays déjà visité mais cette fois ci, j’ai fais une exception. Pourquoi me direz-vous ? Car déjà un mois c’est beaucoup trop court, j’ai l’habitude de rester dans un pays plusieurs mois voir plusieurs années :P. De plus cette année 2016-2017 est spéciale car je prends un an de ma vie pour voyager et acquérir de l’expérience à l’étranger. Le Panama possède un centre d’écologie tropicale très réputée, c’est donc l’occasion parfaite pour y retourner.

19 janvier 2016: après être resté 6 mois en France (un record pour moi !), je repars pour 6 mois d’aventure. Tout commence pour moi à Gamboa, une « ville », plutôt quartier résidentiel non loin de la capitale. A Gamboa se trouve le ARCC (Amphibians Rescue and Conservation Center), c’est un centre de reproduction pour les espèces en voie d’extinction, notamment les Atelopus qui sont sujettes à une maladie cutanée mortelle. Je reste 2 mois dans ce centre. Le travail est simple, maintenance des lieux, nettoyage des terrariums, aide à des expériences, élevage des insectes, nourrissage des grenouilles, bref il y a du travail !
Ces deux mois sont coupés par un mois dans le Nord du Panama. Je m’en vais pour Bocas del Toro, une île dans les Caraïbes, étudier les grenouilles : quel pied ! un mois de pure folie m’attend !!!

Après 11 heures de bus me voilà au bout du Panama à une vingtaine de kilomètres du Costa Rica, l’île est très touristiques, ici on ne parle pas plus espagnol mais anglais, même les locaux ! Je retrouve sur place Yusan Yang, doctorante aux USA qui effectue sa thèse sur le comportement d’une grenouille. Le but est de comprendre comment la notion de territoire chez Oophaga pumilio, en effet chaque mâle à son territoire, souvent un arbre ou un rocher, le combat pour gagner son territoire est rude, seul le plus fort gagne. Sur notre zone d’étude il y a deux couleurs d’Oophaga bleues et rouges, nous voulons savoir si la couleur joue un rôle dans la guerre de territoire, nous voulons aussi comprendre si les femelles sont plus attirés par un mâle dominant de même couleur et un male non dominant de couleur différente. Bref, nous avons une partie in situ et une partie en laboratoire, c’est vraiment captivant !

Après ce mois de terrain fini, je fais trois jours d’escale voir une amie sur Boquete (toujours dans le Nord du Panama). Direction le Volcan Barù, point culminant du Panama. La route d’accès n’est pas exceptionnelle d’un point de vu naturaliste mais le point de vu vaut le détour (vidéo drone ICI). Le lendemain en route pour « el sendero del Quetzal » malgré plusieurs heures sur place, l’oiseau n’a pas voulu se montrer (une prochaine fois ! ;D ). Le troisième et dernier jour, j’en profite pour visiter la ville et ses environs, un endroit bien sympathique.

Pas le temps de dire ouf, me voilà de retour sur Gamboa, après 5 jours sur place j’ai l’occasion d’effectuer une première prospection dans l’Est du Panama pour réintroduire Atelopus limosus. Une espèce « en danger » selon l’IUCN, malheureusement victime d’un champignon cutané incurable. C’est une première, ce programme est très prometteur et j’espère qu’il fonctionnera. Je suis malheureusement stoppé dès la première nuit. Je suis par mégarde mordu par le fameux « echis » autrement connu sous le nom de terciopelo, grage ou même fer de lance (Bothrops asper) par chance l’envenimation n’est pas grave, je resterais quand même 14 jours sans pouvoir marcher !

Voilà comment se termine mon séjour, cependant je suis prêt pour l’Équateur, j’ai dû décaler mon vol d’une semaine, mais je suis prêt et super excité à l’idée de travailler avec un contact de Guyane sur Oophaga sylvatica !! La suite dans quelques mois ;)…