6 mois en stage de Master !

Du rêve au cauchemar …. !

Qui aurait pu croire qu’en partant mi-janvier en Equateur le monde subirait une pandémie mondiale avec un confinement quasi planétaire, bref ce trip fut une aventure !

Mi-Janvier : Les billets ont été pris deux semaines plus tôt direction l’Equateur pour la deuxième fois de ma vie. Jusque là tout se passe bien, j’arrive pour 6 mois de stage à Quito, direction la collection des amphibiens pour décrire deux nouvelles espèces de grenouilles à la PUCE (une fac de la capitale). Je me fais un ami espagnol sur place et nous allons dès que nous pouvons sur le terrain, il connait des gens (avec des voitures) très pratique pour bouger, sinon c’est direction Mindo en Bus !!


Mon travail sur place ?!

Décrire une nouvelle espèce pour la science comment ça se passe ? Première étape : Le terrain, le tout est de collecter des individus supposés nouveaux (avec si c’est possible son chant). Une fois capturé on le photographie et un prélèvement de tissu est réalisé. Ensuite il est fixé (mis en alcool) puis « archiver » pour le retrouver si besoin. Une fois les tissus analysés, on fait un arbre phylogénétique et si l’espèce est nouvelle, on peut commencer le travail de description. Cela passe par de nombreux critères et mesure sur les individus en collection. Un travail minutieux qui une fois terminé, est publié. A ce moment-là, l’espèce est donc officiellement reconnue comme nouvelle pour le monde !

Le confinement ?!

Entre temps, n’ayant ni télé ni accès à l’information, je suivais doucement la situation préoccupante du Covid en Europe (la France étant le premier pays touché). Cependant en Equateur l’info est arrivé sans prévenir, alors que j’allais (comme tous les jours) au boulot le lundi 16 me voilà seul, personne dans les bureaux, j’apprends à ce moment que le confinement a commencé (et il n’est pas près de s’arrêter…)

Le 16 mars au soir c’est donc le début officiel du confinement, à ce moment-là personne ne sait ce qu’il va se passer dans les prochains jours/mois. De mon côté mon 6eme sens me dit que la situation va vite dégénérer et que je devrais rentrer. Cependant je veux finir mon travail et décide donc de rester. Malheureusement ce fut ma pire erreur. Le confinement à duré 4 mois, jusqu’à mon départ, l’ambassade a été d’une absence totale, aucune aide pour mes problèmes de visa, bref un vrai calvaire ! De mars jusqu’à Juillet la fac où je travaillais n’a pas ré-ouverte, à l’heure où j’écris ces lignes elle n’ouvrira pas avant Janvier 2021 un vrai calvaire pour les étudiants !



Mon terrain ?!

Malgré tout j’ai pu (avec beaucoup de patience) faire du terrain pendant ces 6 mois de stage. La première semaine de terrain à eu lieu début Mars juste avant le confinement. Je suis parti avec Thierry (un ami que j’ai rencontré lors de ma première visite) sur sa réserve, Rio Bigal à l’Est des Andes, un lieu et une réserve vraiment sympa, nous partons avec des touristes, je serais donc chargé de faire le guide durant cette semaine.

La deuxième semaine de terrain va se faire pendant la Covid début Juillet, direction un endroit mythique, le Choco !! Cette zone est en réalité une forêt, de l’extrême Sud du Panama jusqu’à l’Est d’Equateur extrêmement menacée par la déforestation et la culture du palmier à huile. Je m’en vais direction la réserve « Tesoro Escondido » une réserve géré par une jeune mexicaine qui a terminé son doctorat. Elle a créé la réserve pour protéger le singe araignée. D’ailleurs la sous espèce locale est considérée comme l’un des 25 espèces les plus menacées au monde. Un lieu vraiment très sympa avec une équipe de jeunes dynamiques, bref cette semaine de terrain fut vraiment top !

La troisième semaine de terrain va se faire fin juillet quelques jours avec mon départ pour la France. Cette fois-ci je repars à Rio Bigal seulement à deux avec Thierry, la forêt est pour nous et quel bonheur de retrouver la forêt après plus de 3 mois bloqué en appartement, ça fait un bien fou, un énorme merci à Thierry pour m’avoir proposé de l’accompagner !! Ce fut une dernière semaine incroyable avec notamment la rencontre du Lachesis muta, la plus grosse vipère du monde l’individu rencontré dépassait les 2m50, une belle bête. Nous avons aussi découvert une nouvelle espèce pour la réserve, la splendide Callimedusa tomopterna, une grenouille assez commune à l’échelle du continent mais rare localement. Bref de nombreuses découvertes pour clôturer ces 6 mois en Equateur !


Faune d'Equateur !